Pourquoi j’ai créé Projance
D’une passion pour le web née à 14 ans à une idée gardée de côté pendant des années : l’histoire de Projance, et le déclic qui m’a décidé à la construire.

Si je devais expliquer pourquoi Projance existe aujourd’hui, je pense qu’il faudrait commencer bien avant l’idée de cette plateforme.
L’informatique me passionne depuis que je suis jeune. Vers 14 ans déjà, je passais une bonne partie de mon temps à créer des sites internet, à tester des idées et, surtout, à essayer de les concrétiser.
À cette époque, j’avais notamment créé Cvitevendu, un site de vente aux enchères de sites internet. Il y a aussi eu Francoformatique.com, davantage orienté autour d’articles et de contenus liés à l’informatique. Et puis d’autres projets, plus ou moins aboutis, mais toujours avec cette même envie : partir d’une idée et essayer d’en faire quelque chose de réel.
Avec le recul, je crois que cette envie ne m’a jamais vraiment quitté.
Une idée qui ne date pas d’hier
L’idée derrière Projance n’est pas née il y a quelques semaines.
Cela faisait déjà deux ou trois ans que j’avais en tête l’idée de créer une plateforme permettant de mettre en relation des prestataires avec des personnes ayant un projet à réaliser.
Comme beaucoup, j’ai moi-même parcouru et utilisé différentes plateformes existantes. Certaines choses me plaisaient, d’autres beaucoup moins. Je voyais des points qui, selon moi, pouvaient être différents, plus simples ou simplement pensés autrement.
Mais à chaque fois, je revenais à la même question :
Pourquoi créer encore une nouvelle plateforme alors qu’il en existe déjà autant ?
Et cette question suffisait généralement à mettre l’idée de côté.
Je pensais qu’avant de lancer quelque chose, il fallait forcément avoir trouvé l’idée que personne n’avait eue avant. Quelque chose de totalement nouveau, qui n’existait nulle part ailleurs.
En résumé : pour créer, il fallait d’abord inventer.
Le déclic
C’est finalement dans le cadre de mon travail que ma manière de voir les choses a changé.
J’ai eu l’occasion de suivre une formation consacrée à l’innovation. Et parmi tout ce que j’ai pu y apprendre, il y a une idée pourtant très simple qui m’est restée.
Innover ne signifie pas forcément inventer quelque chose qui n’a jamais existé.
Innover, cela peut aussi être prendre quelque chose qui existe déjà et essayer de l’améliorer.
Dit comme ça, cela paraît presque évident.
Mais personnellement, j’avais besoin de l’entendre.
Parce que jusque-là, j’avais cette barrière mentale : « Ça existe déjà, donc à quoi bon ? »
Aujourd’hui, je vois plutôt les choses de cette manière : « Ça existe déjà. Mais est-ce qu’on peut le faire différemment ? Est-ce qu’on peut améliorer certaines choses ? »
Et ça change beaucoup de choses.
Passer de l’idée au projet
Depuis ce déclic, j’essaie surtout de moins laisser mes idées dans un coin de ma tête.
Toutes ne deviendront évidemment pas des projets. Toutes ne fonctionneront pas forcément non plus. Mais plutôt que de me demander immédiatement pourquoi une idée ne fonctionnerait pas, j’essaie maintenant de voir jusqu’où je peux la développer.
Projance est probablement le premier vrai résultat de ce changement de mentalité.
Je ne prétends pas avoir inventé le principe de la mise en relation entre prestataires et porteurs de projets. Ce serait faux, et ce n’est d’ailleurs pas l’objectif.
L’objectif est de construire une plateforme à ma manière, en partant notamment de ce que j’ai pu observer ailleurs : ce que j’apprécie, ce que j’apprécie moins, ce qui me semble inutilement compliqué et ce que j’aimerais voir fonctionner autrement.
Et surtout, de la faire évoluer avec le temps.
Et maintenant ?
Après avoir gardé cette idée en tête pendant plusieurs années, Projance voit donc enfin le jour en ce mois de septembre.
C’est forcément particulier pour moi de lancer ce projet quand je repense aux premiers sites que je bricolais à 14 ans.
Beaucoup de choses ont changé depuis. Les technologies, évidemment. Mon expérience aussi. Mais finalement, l’envie derrière tout ça est restée assez similaire : avoir une idée, construire quelque chose et voir jusqu’où cela peut aller.
Projance ne sera certainement pas parfaite dès son lancement. Et je pense que c’est justement important de l’accepter.
Ce lancement n’est pas une finalité. C’est le début.
Il y aura des améliorations, des ajustements, probablement des erreurs, de nouvelles idées et des fonctionnalités auxquelles je ne pense même pas encore aujourd’hui.
Mais cette fois, plutôt que de laisser l’idée de côté parce que « ça existe déjà », j’ai décidé de la construire.
Et de voir où elle nous mènera.